Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Diar El Kef, Diar Echems, Diar Mahçoul, Diar Afia...Cité d'urgence

Publié par The Algerian Speaker sur 28 Mars 2011, 09:29am

Catégories : #EJDID

Une vague d’émeutes touche les quartiers populaires d'Alger depuis le début de l’année. Outre la question du chômage et de la cherté de la vie, c’est le récurrent problème du logement qui alimente chaque jour la colère des jeunes de Diar Echems, Diar Mahçoul, Diar Afia, Oued Ouchayeh, de Climat de France et dernièrement du quartier Mohamed Zekal. Certains protestent contre l’exiguïté et l'insalubrité de leurs habitations, d’autres contre leur précarité.

Les habitants de Diar El Mahçoul se sont levés, le 16 mars dernier, pour réclamer leur relogement. Ils avaient pendant quelques jours bloqués une route à proximité du Monument des martyrs reliant la commune de Kouba au centre d’Alger. Ceux de la cité perchée sur les hauteurs du rond point de Trioley à Bab El Oued (Climat de France) sont passés à l’action, dans la matinée du mercredi 23 mars, pour protester contre la démolition de plusieurs barraques construites quelques jours auparavant à côté des immeubles de la cité. Un bidonville édifié pour attirer l’attention des pouvoirs publics quant à la misère dans laquelle ils vivent.

« Les ménages de cinq à huit individus vivent dans des F1 et des F2 dans cette cité », reconnait un élu de la commune qui souhaite rester anonyme. Il ajoute que plusieurs remarques ont été faites aux responsables concernant la distribution de logements sociaux dont ne jouissent désormais que les habitants de bidonvilles. Les locataires de cette cité, qui a été construite dans les années cinquante, n’en ont jamais bénéficiés. Chose qu’ils n’ont pas manqué de rappeler lors des violents affrontements avec la police.

A quelques différences près, les habitants de Diar Echems, de Diar El Afia, de Oued Ouchayeh et mêmes de quelques autres quartiers au cœur de la capitale, font face à la même situation. Ils déposent des dossiers dans l’espoir d’un éventuel relogement. Un brin d’espoir en fait constamment ébranlé par les rumeurs qui courent dans ces quartiers sensibles sur tel voisin ayant profité d’un relogement grâce à quelques accointances avec le président d’APC. « Je connais très bien le maire de Sidi M’hmed, il n'a accordé des appartements qu’à ses connaissances, je peux vous donner plusieurs exemples. Vous devez faire des enquêtes… », tonne un habitant du quartier Mohamed Zekal où se trouve la salle Harcha. « Ces jeunes entendent tous les jours les nouvelles de relogement de tel quartier qui aurait déclenché la veille une émeute », tente d’expliquer un vieux du quartier Mohamed Zekal. « Dès lors, ils croient avoir trouvé la solution. Ils font de même », ajoute-t-il.

Même si elle frôle l’absurde, l’équation est d’une simplicité déconcertante pour ces jeunes. « Beaucoup d’entre eux partagent une chambre de deux mètres carrés avec des sœurs, des frères et parfois même des cousins. Ils entendent parler de telle ou telle affaire de corruption et observent ce qui se passe autour d’eux. Ils ne sont pas insensibles », indique notre interlocuteur.

Selon Makhlouf Nait Saada, inspecteur général de l'urbanisme auprès du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme cité par Horizons dans son édition du 18 mars, l'Algérie compte 560.000 habitations précaires dont 35.000 dans la capitale, soit 11% du parc immobilier national. A peine un foyer de contestation éteint, les pouvoirs publics doivent faire face à un autre. Le programme d’un million de logements du président de la République n’a pas pu mettre fin à la crise de logement. Pour de nombreux spécialistes, il s’agit d’un problème de gestion et non de disponibilité.

 

source : tsAlgerie

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